Je vais mourir papa

C’est la phrase que je retiendrais du film « Deux jours à tuer ». C’est la phrase qui va me permettre de vivre à fond. Car dans l’essence de cette phrase je trouve l’énergie de me surpasser. Je ne le sais peut-être pas, mais il me reste moi aussi deux jours à tuer. En tout cas je veux bien le croire, car cela change toute ma façon de penser.

Penser qu’on va bientôt mourir, c’est ne plus sentir la douleur. C’est aller au-delà de la souffrance quotidienne car on sait que tout va bientôt finir. Qu’on va retourner à l’état d’équilibre, de base, à la Terre-Mère. On ne se focalise pas sur ses ennuis et ne nous plaignons de rien car ce temps passé est vain.

Le film

Il est intéressant dans le concept qu’il ne reste plus que 2 jours. Ce sujet a rarement été abordé au cinéma. Ensuite l’histoire n’est pas forcement parfaite. On peut se poser la question de l’intérêt réel de mentir à sa femme si on l’aime vraiment ? La réponse qu’il apporte est la lâcheté et de ne pas voir la pitié dans les beaux yeux de Mme Croze, elle n’est pas suffisante. Il faut se rendre compte de sa vie et arriver devant la mort en disant  » J’AI VECU !  » et pas partir voir son père oublié en Irlande. La morale choisie n’est pas la nôtre.

image de la mort

Retourner à l’état d’équilibre

Quand on pense à la mort de son être. Le regard des autres n’a aucune valeur, on plane. On est au-dessus de tout car on c’est que le tout va être notre quotidien la mort venue. On arrive à tout vivre à fond, à tout dire, à ne rien laisser. On vit vraiment. C’est dans cette logique que je veux avancer. C’est dans cette logique que la vérité est accessible à chaque seconde et qu’on ne peut se perdre dans le mensonge, sauf voulu. Tel un FightClub perpétuel.

Se rappeler le matin au réveil que cette journée est la dernière…

Se rendre compte que la vie est finie, c’est mourir un peu. C’est commencer à entrevoir l’infini qui donne des débuts de migraines. On cherche désespérément une sortie. On a envie de crier, de crier sa vie. On entrevoit les contraintes qui nous font perdre notre vie : le travail, l’administration et d’autres contraintes.

On a envie de toutes les envoyer chier mais on ne sait pour combien on est encore ici, peut-être 30 ans ? Alors on travaille sur soi-même pour arriver à la radicalité. S’approcher au plus près de ses racines pour être en état d’amour constant. Voilà tout le challenge de la vie réussie dont on a refusé que les vautours financiers, amoureux, familiaux nous la volent.